Sécurité routière : l’état des routes plus déterminant que les radars ?

La politique de sécurité routière en France repose largement sur la lutte contre les excès de vitesse, notamment grâce au déploiement massif de radars automatiques. Pourtant, une étude récente remet en question cette stratégie. Selon les analyses menées par le Cerema, investir dans l’entretien et la qualité des infrastructures routières pourrait être bien plus efficace pour réduire la mortalité sur les routes, en particulier sur le réseau secondaire.

L’entretien des routes, un levier majeur pour sauver des vies

Les infrastructures jouent un rôle central dans la sécurité des usagers. Une chaussée dégradée, une signalisation insuffisante ou des aménagements inadaptés peuvent augmenter considérablement les risques d’accident.

L’étude du Cerema souligne qu’un investissement accru dans l’état des routes pourrait permettre de réduire plus efficacement la mortalité routière que l’installation de nouveaux radars, notamment sur les routes départementales.

Plusieurs éléments liés aux infrastructures influencent directement la sécurité :

  • la qualité du revêtement et l’adhérence de la chaussée

  • la visibilité et la signalisation routière

  • l’aménagement des virages et intersections

  • la présence de dispositifs de sécurité comme les glissières

Ces paramètres ont un impact direct sur le comportement des conducteurs et sur leur capacité à réagir en situation d’urgence. Améliorer ces aspects permet donc d’agir en amont sur la prévention des accidents.

Par ailleurs, le réseau secondaire concentre une grande partie des accidents graves. Or, ce sont justement ces routes qui souffrent le plus souvent d’un manque d’entretien ou d’investissements.

Des radars efficaces… mais aux effets désormais limités

Les radars automatiques ont longtemps contribué à faire baisser la mortalité routière. Leur déploiement massif dans les années 2000 a permis de réduire significativement les excès de vitesse et les accidents.

Cependant, leur efficacité semble aujourd’hui atteindre un plafond. Les données montrent que la baisse de la mortalité routière stagne depuis plusieurs années malgré la multiplication et la modernisation des dispositifs de contrôle.

En 2025, 3 513 personnes ont perdu la vie sur les routes françaises. Ce chiffre marque une hausse par rapport aux années précédentes et confirme la difficulté à poursuivre la diminution du nombre de victimes.

Cette situation alimente le débat sur l’orientation des politiques publiques. Faut-il continuer à privilégier la répression des excès de vitesse ou investir davantage dans l’amélioration du réseau routier ?

Pour de nombreux spécialistes, la réponse passe probablement par un équilibre entre plusieurs approches : contrôle des comportements, modernisation des infrastructures et prévention auprès des usagers.

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