Le lobby automobile allemand (VDA) presse le gouvernement américain de réduire rapidement les droits de douane sur les véhicules européens, estimant que les coûts élevés pèsent fortement sur les industriels. Cette demande intervient juste après que l’Union européenne a lancé une procédure visant à lever ses propres droits sur les produits américains, ouvrant ainsi la voie à une réciprocité tarifaire.
Détails de la situation
1. La pression du VDA sur Washington
L’association allemande VDA appelle Washington à honorer un accord conclu avec Bruxelles : réduire les droits de douane sur les voitures européennes de 27,5 % à 15 %, et ce dès le 1er août 2025. Selon Hildegard Mueller, présidente du VDA, les charges actuelles entraînent des pertes financières significatives pour les industriels allemands, ce qui rend urgente une réduction tarifaire rapide.

Une urgence tarifaire
2. L’accord transatlantique déjà engagé
En juillet 2025, un accord entre Donald Trump et Ursula von der Leyen avait annoncé ce nouveau plafond tarifaire de 15 % sur les véhicules européens.
Cet accord est devenu officiel le 21 août 2025, avec une déclaration conjointe confirmant ce taux de 15 % sur de multiples produits (automobiles, médicaments, semi-conducteurs…).
Le taux est censé s’appliquer rétroactivement au 1er août, sous réserve que l’UE mette en place la législation nécessaire pour supprimer ses propres droits de douane sur les produits manufacturés américains.
Cependant, selon le VDA, ces démarches n’ont pas encore apporté de clarifications ni d’améliorations concrètes pour les constructeurs automobiles, qui subissent toujours les coûts douaniers actuels.
3. Enjeux pour l’industrie automobile
Coûts élevés : Les droits à 27,5 % continuent de peser lourdement sur les finances des entreprises, pénalisant leur compétitivité sur le marché américain.
Besoin de réciprocité rapide : L’UE a créé une ouverture politique en lançant son propre processus législatif, mais Washington tarde à appliquer l’accord, selon le VDA.
Impact économique et emploi : Un rapport indique que l’industrie européenne exportait près de 750 000 voitures aux États-Unis en 2024, soit environ 22 % des exportations ; jusqu’à 70 000 emplois en Allemagne pourraient être menacés si les tensions perdurent.
Synthèse
Point clé | Situation actuelle | Attentes du VDA / enjeux |
---|---|---|
Taux de droit américain | 27,5 % (jusqu’à nouvel ordre) | Baisser à 15 % rétroactivement au 1er août 2025 |
Accord UE–États-Unis | Signé en juillet, officialisé le 21 août 2025 | Application concrète attendue rapidement |
Impact industriel | Coûts élevés, pertes financières | Soulagement indispensable pour maintenir la compétitivité |
Emploi et économie européenne | Risque pour milliers d’emplois et exportations | Mise en œuvre rapide nécessaire pour préserver les marchés |