L’autonomie reste un sujet de préoccupation majeur pour les conducteurs de voitures électrifiées. Pour répondre à cette inquiétude, Stellantis s’intéresse à une technologie hybride capable de dépasser les 1 000 km d’autonomie sans arrêt fréquent. Explications.
Une nouvelle approche de l’hybridation pour franchir les 1 000 km
Alors que les constructeurs atteignent progressivement les 500 km d’autonomie électrique sur certains modèles, la crainte de manquer d’énergie persiste chez de nombreux utilisateurs. En Chine, certains fabricants ont développé des véhicules électriques dotés d’un prolongateur d’autonomie thermique. Cette architecture combine une motorisation électrique à un moteur thermique dont la seule fonction est de produire de l’électricité pour la batterie.
Ce système n’entraîne pas directement les roues, contrairement aux hybridations classiques. Il agit comme un générateur portable capable d’alimenter en énergie la batterie pour prolonger l’autonomie du véhicule sans recours à une borne de recharge. Grâce à ce principe, il devient possible de parcourir près de 1 000 km sans pauses fréquentes, rendant les déplacements longue distance plus sereins pour l’utilisateur.
Stellantis et Leapmotor : vers une hybridation nouvelle génération
Cette technologie, déjà commercialisée en Chine par le constructeur Leapmotor avec son modèle C10 équipé d’un prolongateur d’autonomie, pourrait faire son apparition sur les modèles européens de Stellantis. Le groupe italo‑américain détient une participation stratégique dans Leapmotor et explore des synergies autour de cette solution.
Plusieurs marques du groupe Stellantis — telles que Peugeot, Opel, Citroën, DS ou Fiat — pourraient adopter cette architecture sur des modèles électriques d’ici quelques années. Ces marques disposent déjà de plateformes multi‑énergies compatibles avec l’intégration d’un prolongateur d’autonomie thermique, ce qui faciliterait l’adaptation de cette technologie à leurs gammes.
Une technologie encore considérée comme hybride
Malgré ses avantages en matière d’autonomie, ce type de motorisation n’est pas, en France, considéré comme un véhicule électrique pur. L’administration française classe ces véhicules comme hybrides, ce qui signifie qu’ils ne sont pas éligibles aux primes écologiques et peuvent être soumis à un malus au poids en raison de leur masse élevée.
Cette orientation stratégique illustre la volonté de Stellantis de proposer des solutions intermédiaires entre l’électrique et l’hybride classique, afin de convaincre des conducteurs encore hésitants face aux contraintes de l’électromobilité traditionnelle.