Peu connue du grand public, une Lamborghini Diablo jaune a joué un rôle majeur dans l’histoire du moteur W16 qui équipera plus tard la Bugatti Veyron. Cette « mule d’essai » expérimentale, aujourd’hui exposée au musée Autostadt de Wolfsburg, illustre les méthodes peu orthodoxes du groupe Volkswagen à la fin des années 1990 pour valider une mécanique hors normes.
Un prototype étonnant au cœur de la saga du W16
À la fin des années 1990, Volkswagen — fraîchement propriétaire de Lamborghini depuis 1998 — avait un défi technique de taille : développer un moteur 16 cylindres capable de dépasser les 1 000 chevaux. Avant de pouvoir l’intégrer dans une voiture de série, il fallait le tester en conditions réelles.
Plutôt que de concevoir immédiatement une plateforme dédiée, les ingénieurs ont choisi d’utiliser une Lamborghini Diablo SV comme véhicule d’essai. Sur ce châssis à moteur central arrière, qui à l’origine abritait un V12, ils ont inséré le fameux W16 de 8,0 litres suralimenté par quatre turbocompresseurs destiné à la Bugatti Veyron.
Ce prototype résultait d’une approche pragmatique : la largeur et l’architecture de la Diablo offraient l’espace nécessaire pour loger ce bloc gigantesque, bien que cela ait impliqué des modifications notables du véhicule
Une machine modifiée pour dompter l’extraordinaire
Sur la Diablo expérimentale, le moteur V12 d’origine a été retiré pour faire place au W16 quadriturbo, une mécanique colossale qui allait devenir la base de la Bugatti Veyron, puis de la Chiron.
La transformation n’était pas seulement interne : pour assurer un refroidissement adéquat du W16 — dont les besoins thermiques étaient considérables — les ingénieurs ont modifié la carrosserie arrière, avec des ouvertures supplémentaires et des ajustements structurels visibles.
Le véhicule final, bien plus puissant que la version standard (la puissance visée dépassant les 1 000 ch), avait un aspect brut et industriel, rappelant davantage une voiture de course qu’une supercar classique.
Ce prototype n’était pas destiné à la production, mais il a permis de tester, valider et affiner le comportement du W16 en conditions dynamiques avant son implantation définitive sur la première Bugatti de série à franchir la barre mythique des 400 km/h.
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