Le mal des transports touche de nombreuses personnes, même lors de trajets relativement courts. Ce phénomène, appelé aussi cinétose, apparaît lorsque le cerveau reçoit des informations contradictoires entre la vision et l’oreille interne. Face à ce problème fréquent, Mercedes travaille sur une solution technologique originale. Le constructeur allemand a récemment déposé un brevet visant à réduire ces désagréments directement dans l’habitacle des voitures.
Comprendre le mal des transports en voiture
Le mal des transports survient lorsque le cerveau ne parvient pas à interpréter correctement les mouvements du corps. Les yeux peuvent percevoir un environnement stable — par exemple lorsqu’un passager regarde un écran ou lit — tandis que l’oreille interne détecte des accélérations, des virages ou des freinages. Cette incohérence sensorielle provoque alors nausées, vertiges ou malaise.
Avec l’évolution des véhicules modernes, ce phénomène pourrait même s’accentuer. Les voitures électriques et les modèles haut de gamme sont de plus en plus silencieux et filtrent davantage les vibrations. Résultat : les passagers disposent de moins d’indices physiques pour anticiper les mouvements du véhicule.
Dans les véhicules autonomes ou semi-autonomes, la situation peut être encore plus marquée. Les occupants ne regardent plus nécessairement la route et n’ont plus de contrôle direct sur la conduite, ce qui accentue la désynchronisation entre les sensations et la perception visuelle.
La solution imaginée par Mercedes : synchroniser les sensations
Pour limiter ce conflit sensoriel, Mercedes développe un système capable de fournir aux passagers des repères visuels et physiques cohérents avec le mouvement du véhicule. L’idée n’est pas de masquer les symptômes, mais de réduire la cause du malaise.
Le dispositif repose principalement sur deux éléments présents dans l’habitacle :
Une ventilation dynamique
Les buses d’aération pourraient adapter automatiquement le flux d’air en fonction du comportement de la voiture.
Par exemple :
le débit d’air augmenterait lors des accélérations
il diminuerait pendant les phases de freinage
certaines pulsations pourraient accompagner les changements de rythme
Ce flux d’air donnerait au cerveau une sensation de mouvement plus naturelle et faciliterait l’anticipation des actions du véhicule.
Un éclairage d’ambiance intelligent
Le système pourrait également exploiter des LED dans l’habitacle pour transmettre des informations visuelles. Les couleurs ou les motifs lumineux évolueraient en fonction de la conduite.
On imagine par exemple :
des variations lumineuses lors des accélérations
un code couleur pour signaler un freinage
des indications visuelles pour accompagner les virages
Certaines versions du brevet évoquent même un plafond lumineux capable de renforcer ces repères visuels dans tout l’habitacle.
Ce projet reste pour l’instant au stade du brevet, et rien ne garantit qu’il sera déployé rapidement sur les modèles de série. Toutefois, cette innovation illustre une tendance importante : avec l’essor des voitures électriques et autonomes, le confort physiologique des passagers devient un nouveau terrain d’innovation pour les constructeurs.
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