Propriétaire de Volvo Cars depuis 2010, il prévoit désormais de s’appuyer sur les capacités de production européennes du constructeur suédois pour assembler certains modèles de ses différentes marques. Une stratégie qui doit notamment lui permettre de produire au plus près de ses clients et de limiter l’impact des droits de douane européens sur les véhicules électriques importés de Chine.
Les usines Volvo bientôt mises à contribution
À partir de 2028, des véhicules appartenant aux différentes marques du groupe Geely pourraient sortir des chaînes des usines européennes de Volvo. Geely, Zeekr et Lynk & Co font notamment partie des constructeurs susceptibles de profiter de cette nouvelle organisation. Les modèles concernés et leur répartition entre les différents sites n’ont toutefois pas encore été précisément annoncés.
L’usine Volvo de Gand, en Belgique, fait partie des sites les plus susceptibles d’accueillir ces nouvelles productions. Elle assemble déjà le Volvo EX30, qui repose sur la plateforme SEA développée par Geely. Cette architecture est également utilisée par d’autres modèles du groupe, dont le Zeekr X, ce qui pourrait faciliter leur industrialisation sur les mêmes chaînes.
Le groupe dispose également des capacités industrielles de Volvo en Suède et prépare l’ouverture de la nouvelle usine de Košice, en Slovaquie. L’objectif est donc de tirer davantage parti des infrastructures existantes plutôt que de multiplier les nouvelles usines en Europe.
Geely veut renforcer durablement sa présence en Europe
Cette stratégie répond en grande partie à l’évolution de la politique commerciale européenne. Les voitures électriques du groupe Geely fabriquées en Chine sont soumises à un droit compensateur de 18,8 %, auquel s’ajoute le droit d’importation habituel de 10 %. Une production européenne permettrait donc au constructeur de réduire considérablement ces surcoûts.
Geely ne compte d’ailleurs pas uniquement sur Volvo. Le constructeur chinois a également conclu en juillet 2026 un accord avec Ford pour créer une coentreprise dans l’usine de Valence, en Espagne. Celle-ci doit notamment produire deux modèles électriques Geely à partir de 2028, aux côtés de véhicules Ford.
À plus long terme, Geely affiche de fortes ambitions internationales et souhaite réaliser une part croissante de ses ventes en dehors de Chine. Plutôt que de simplement exporter ses voitures, le groupe entend ainsi multiplier les productions locales et les partenariats industriels. Une stratégie qui pourrait lui permettre de renforcer sensiblement la présence de ses différentes marques sur le marché automobile européen.