Le marché automobile européen vient de franchir un cap symbolique. Entre janvier et septembre 2026, les voitures entièrement électriques ont représenté 22,7 % des immatriculations dans l’Union européenne, contre 21,2 % pour les modèles essence.
Près de deux millions de voitures
électriques immatriculées
Selon les chiffres publiés le 22 octobre par l’Association des constructeurs européens d’automobiles, 1 931 465 voitures électriques à batterie ont été immatriculées dans l’Union européenne au cours des neuf premiers mois de l’année. Leur progression atteint 48,5 % par rapport à la même période de 2025.
Les modèles essence totalisent pour leur part 1 802 078 immatriculations. Leur part de marché est passée de 27,7 % à 21,2 % en un an, tandis que leurs volumes ont reculé de 19,1 %. L’électrique devance ainsi l’essence de près de 130 000 immatriculations sur la période observée.
Il ne devient pas pour autant la motorisation préférée des acheteurs européens. Cette position reste occupée par les voitures hybrides, qui représentent 36,3 % du marché avec un peu plus de 3,09 millions d’immatriculations. Cette catégorie regroupe notamment les hybrides classiques et les modèles à hybridation légère, mais pas les hybrides rechargeables.
Ces derniers occupent désormais 10,1 % du marché européen, contre 9 % un an plus tôt. Le diesel poursuit également son recul : avec une part limitée à 7,1 %, il ne représente plus qu’environ une voiture neuve sur quatorze.
Toutes motorisations confondues, 8 517 059 voitures particulières ont été immatriculées dans l’Union européenne depuis le début de l’année, soit une progression de 5,7 %. Le seul mois de septembre s’est montré particulièrement dynamique avec 971 048 immatriculations, en hausse de 9,3 %.
La France contribue fortement
à cette progression
La croissance de l’électrique est particulièrement marquée sur plusieurs grands marchés. Sur les neuf premiers mois de 2026, les immatriculations de voitures à batterie ont progressé de 79,1 % en France et de 58,1 % en Allemagne. Le Danemark affiche également une hausse de 40,3 %, tandis que la Belgique avance de 15,7 %.
Dans le même temps, les ventes de voitures essence continuent de diminuer dans les principaux pays européens. La France enregistre le recul le plus prononcé avec une baisse de 36,1 %, devant l’Allemagne, l’Espagne et l’Italie, où les contractions restent également supérieures à 16 %.
Cette évolution ne signifie pas que les voitures électriques sont déjà majoritaires dans le parc automobile en circulation. Les données concernent uniquement les immatriculations de véhicules neufs réalisées entre janvier et septembre. Le renouvellement de l’ensemble du parc nécessitera encore de nombreuses années.
Le résultat traduit néanmoins un changement rapide dans les choix des acheteurs. L’élargissement de l’offre, le développement de modèles plus abordables et les différentes mesures nationales de soutien participent à cette progression. L’ACEA souligne cependant que les prix de l’énergie et les incertitudes économiques continuent de peser sur le marché.
L’électrique devient donc la deuxième motorisation du neuf dans l’Union européenne, devant l’essence mais toujours derrière les hybrides. Le prochain enjeu sera de vérifier si cette avance se maintient lorsque certains dispositifs d’aide évolueront et si elle s’accompagne d’un développement suffisamment rapide des infrastructures de recharge.
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